Personnes

Naïm Khader

Naïm Khader est le premier représentant de l’OLP auprès des autorités belges et européennes. Il arrive en Belgique en 1966 pour y suivre des études de droit à l’UCL, où il obtient un doctorat en droit, puis en droit international. En 1968, à la suite de l'occupation de la Cisjordanie par Israël, il adhère au Fatah et devient bientôt le représentant officieux de l’OLP lorsque cette fonction est officiellement reconnue par la Belgique en 1976. Il participe à de nombreuses missions diplomatiques au sein du Dialogue Euro-Arabe, auprès des Nations unies, des pays non-alignés et surtout de la Commission et du Parlement européen, où il noue de nombreux contacts.

Partisan de la création d’un État palestinien laïc et démocratique cohabitant pacifiquement avec Israël, il milite pour la paix et le dialogue. Il cultive les relations d’amitié avec des membres de la communauté juive de Belgique et participe à la création de l’Association Belgo-Palestinienne en 1976, avec notamment Marcel Liebman et Pierre Galand, afin d'œuvrer à la reconnaissance de la cause palestinienne en Europe.

Le 1er juin 1981, il est assassiné par balles dans la rue, devant son domicile d'Ixelles. L’enquête judiciaire n’a jamais permis de désigner les commanditaires de l’attentat. La Fondation Naïm Khader, créée après sa mort, intègre l'Association belgo-palestinienne/Naïm Khader quelques années plus tard. En 2001 et 2006, différents hommages ont été organisés en Belgique par les milieux associatifs et politiques belges, à l’occasion des 20e et 25e anniversaires de l'assassinat. En 2003, la commune d’Ixelles s’est jumelée avec la municipalité de Zababdeh, ville natale de Naïm Khader. En mai 2024, lors de l'occupation de l'auditoire Pierre de Coubertin à Louvain-la-Neuve, par des étudiants de l'UCLouvain pour protester contre les bombardements de Gaza et en soutien de la cause palestinienne, celui-ci est renommé « auditoire Naïm Khader » par les occupants.